Saison des impôts : restez un coup d'avance
Chaque printemps, les arnaques fiscales explosent au Québec. Elles fonctionnent parce qu'elles misent sur la peur et l'urgence. Voici comment les repérer avant de réagir. Au Québec, on produit deux déclarations : une fédérale à l'ARC, une provinciale à Revenu Québec. Les fraudeurs jouent sur les deux tableaux. Mais leurs tactiques, elles, ne changent pas.


Tactique 1 : l'appel urgent
Quelqu'un appelle. Il prétend venir du gouvernement. Il annonce une dette, une erreur dans votre dossier, une menace d'arrestation. Il veut un paiement immédiat. Il insiste pour que vous ne raccrochiez pas.
C'est une arnaque.
Le gouvernement ne fonctionne pas comme ça. Quand il y a un vrai problème avec votre déclaration, vous recevez d'abord un avis écrit par la poste. Personne ne vous appellera pour exiger un paiement sur-le-champ. Personne ne vous menacera d'arrestation au téléphone.
Si vous recevez cet appel : raccrochez. Appelez l'ARC ou Revenu Québec directement au numéro inscrit sur leur site officiel.
Tactique 2 : le courriel qui imite le vrai
Vous recevez un courriel qui ressemble à celui du gouvernement. Logo, mise en page, ton officiel. Il y a un lien. On vous demande de vous connecter pour régler quelque chose.
Ne cliquez pas.
Le gouvernement n'envoie pas de liens de connexion par courriel de façon spontanée. Les vrais avis vous indiquent qu'un document vous attend dans votre espace sécurisé, sans vous forcer à cliquer sur quoi que ce soit dans le courriel. Si vous avez un doute, ouvrez votre navigateur, tapez l'adresse vous-même et connectez-vous directement.
Tactique 3 : le texto ou le message WhatsApp
Simple : le gouvernement ne vous contacte pas par texto, Facebook, WhatsApp ou messagerie instantanée.
Si vous recevez un message de ce type, supprimez-le sans répondre. Même si ça ressemble à un vrai numéro. Même si le ton est officiel.
Tactique 4 : le paiement bizarre
Vous devez payer en cartes-cadeaux ? En Bitcoin ? Par virement Interac ? En cartes prépayées ?
C'est une arnaque. Le gouvernement accepte les paiements en ligne via votre banque, par chèque ou en personne dans certains points de service. C'est tout.
Le réflexe qui protège
Toutes ces tactiques reposent sur la même chose : vous faire agir vite, avant que vous ayez le temps de réfléchir. La meilleure défense, c'est de ralentir.
Posez-vous trois questions avant d'agir :
- Est-ce que j'ai reçu un avis écrit avant cet appel ou ce courriel ?
- On me demande de payer comment ?
- Est-ce que je peux vérifier par moi-même en appelant le bon numéro ?
Si quelque chose vous semble louche, signalez-le à votre service de police local, à l'ARC et à Revenu Québec. Ça prend quelques minutes et ça peut protéger d'autres personnes.


